La migration d’applications ou d’infrastructures dans le Cloud, qu’il soit public ou privé, nécessite d’intégrer le plus en amont possible les aspects liés à sécurité. La question des certifications se pose : certifications, qualifications ou homologations des systèmes d’information mais aussi montée en compétence des collaborateurs travaillant sur les différents projets. Ce domaine évolue rapidement, cet article propose une synthèse des principales certifications.

Les services Cloud, décomposés suivant les modèles IaaS, PaaS et SaaS (Infrastructure, Platform and Software as a service) sont de plus en plus utilisés. L’informatique traditionnelle pour laquelle l’entreprise était propriétaire de toutes ses infrastructures et applications n’existe pratiquement plus. Elle a été remplacée par des environnements hybrides mêlant « core IT », Private IaaS, Public PaaS et applications SaaS.

Ces environnements se veulent agiles et automatisés afin de s’adapter aux besoins métiers.

Plusieurs certifications individuelles permettent aux professionnels de la sécurité de démontrer leurs compétences et leur expérience dans le domaine du Cloud. Certaines sont spécifiques à un environnement, par exemple pour le Cloud public « AWS Certified Security Specialist » ou « Azure Security Engineer Associate ». Les certifications individuelles généralistes sur la sécurité du Cloud les plus reconnues sont le CCSP, proposée par l’ISC2 et la Cloud Security Alliance) et la certification CCSK (Certificate of Cloud Security Knowledge) de la même CSA. Le CCSK est sans doute un bon début pour tout professionnel qui souhaite passer une certification en sécurité du Cloud.

Le principe « Zero Trust » (ZT) est un concept régulièrement évoqué en cybersécurité. Il s’agit de ne pas donner des droits d’accès à des utilisateurs ou à des équipements seulement sur des critères de localisation périmétrique (par exemple Internet ou réseau interne). Ce changement de paradigme est très lié au besoin des métiers d’accéder à des ressources depuis des équipements divers (tablettes, smartphones, ordinateurs portables voire objets connectés). C’est aussi la conséquence de l’utilisation massive du Cloud, public et privé. Le NIST américaine travaille beaucoup sur ces concepts. Google communique aussi régulièrement sur leur BeyondCorp. L’article ci-dessous propose une synthèse des travaux du groupe de travail publiant le document NIST 800-27 (Zero Trust Architecture).