La migration d’applications ou d’infrastructures dans le Cloud, qu’il soit public ou privé, nécessite d’intégrer le plus en amont possible les aspects liés à sécurité. La question des certifications se pose : certifications, qualifications ou homologations des systèmes d’information mais aussi montée en compétence des collaborateurs travaillant sur les différents projets. Ce domaine évolue rapidement, cet article propose une synthèse des principales certifications.

Le manque de ressources humaines en cybersécurité est une réalité qui se vérifie aux Etats-Unis comme en Europe. Le déséquilibre entre l’offre et la demande semble se creuser (voir le 8ème Global Information Security Workforce Study publié par Booz Allen Hamilton). La majorité des professionnels du secteur estiment ne pas disposer de suffisamment de ressources. Les raisons avancées sont le manque de personnes qualifiées et disponibles, des exigences mal comprises par la direction, des budgets insuffisants, la difficulté à retenir les personnes en place et l’absence d’informations sur les évolutions de carrière.

Face à ce constat, le CISO (Chief Information Security Officer) / RSSI (Responsable Sécurité Système d’Information) qui fait face à la nécessité d’étoffer ses équipes doit travailler sur plusieurs axes.

En cybersécurité et plus largement pour tout système de protection, la détection des événements suspects et la mise en œuvre de réactions adaptées est une tâche fondamentale mais ardue. Les obstacles à surmonter sont nombreux : collecter et remonter des informations fiables, faire le tri entre les faux positifs et les vrais indicateurs, disposer de l’expertise adaptée pour qualifier les incidents, mettre en place les bonnes réactions, communiquer au bon moment… Une vision focalisée seulement sur les moyens (services d’un Security Operation Center, outils de centralisation et de corrélation des logs, sondes de détection des intrusions…) ne peut pas être efficace si elle ne s’inscrit pas dans une démarche organisée et réfléchie. Les normes ISO 27035 peuvent apporter une aide pour évaluer sa capacité à répondre aux incidents et améliorer son organisation. Sont abordés dans cet article à titre d’exemples, trois composants à évaluer.

Piloté par le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), la revue stratégique cyberdéfense, équivalent des anciens livres blancs, a été élaborée en concertation avec des représentants des acteurs publics et privés. Après un passage en conseil de défense et en conseil des ministres, une présentation publique a été organisée au sein du magnifique incubateur de startups « Station F ». Trois tables rondes animées par les rapporteurs de la revue ont mis en exergue quelques éléments clés. Le document complet est disponible sur le site du SGDSN.

Le référentiel cybersécurité du NIST américain (National Institute of Standards and Technology) est de plus en plus utilisé par les grands groupes, y compris européens. Conséquence de la loi de 2014 « Cybersecurity Enhancement Act », ce référentiel avait pour objectif initial de définir un socle de mesures de sécurité pour protéger les infrastructures vitales et l’économie américaines. Il s’est imposé comme standard international incontournable de la cybersécurité au même titre que les normes ISO 27000 ou le catalogue NIST 800-53 pour tous les domaines d’activités. Il est maintenant au programme des certifications individuelles en sécurité comme le CISSP, ou le CCSP par exemple.

 

La plupart des groupes vivent au quotidien des transformations digitales structurantes. L’objectif est de développer le business avec des outils performants et sécurisés, de le faire vite, avec agilité et en maitrisant les coûts. Il faut créer de la valeur et la protéger. La sécurité doit évidemment accompagner cette transformation, sans la freiner mais avec des garanties que les risques sont traités et sous contrôle. On a de plus en plus besoin de professionnels de la sécurité qui participent activement aux phases de conception et de développement afin d’intégrer la sécurité de manière continue aux différents projets. Le travail des architectes sécurité est facilité si un cadre méthodologie est défini et adapté aux besoins et au contexte business de l’entité. Cet article examine comment utiliser le référentiel SABSA pour mettre en place ce cadre et faciliter le travail des architectes sécurité au sein des programmes de transformation (migrations vers des plateformes Cloud publics et privés, agilité dans les cycles de développement logiciel, initiatives « big data », test des technologies blockchain, utilisation des containers, développement d’API pour automatiser l’orchestration…).