La législation sur l’hébergement des données de santé a récemment évolué. L’agrément a été remplacé par la certification HDS par le décret n° 2018-137 du 26 février 2018 qui pose les fondements de la nouvelle procédure. Cette certification est obtenue auprès d’un organisme accrédité par le COFRAC (ou équivalent européen). Après un processus d’audit documentaire et sur site, la certification est délivrée pour 3 ans, avec une surveillance annuelle. Des certificats sont délivrés pour deux métiers d’hébergement distincts :

  • Un certificat « hébergeur d’infrastructure physique » pour les activités de mise à disposition de locaux d’hébergement physique et infrastructure matérielle.
  • Un certificat « hébergeur infogéreur » pour les activités de mise à disposition d’infrastructure virtuelle, de de plateforme logicielle, d’infogérance et de sauvegarde externalisée.

La certification HDS qui a remplacé la procédure d’agrément est obligatoire en France. Son contenu est détaillé dans un précédent article. La mise en conformité peut faire peur au premier abord car son périmètre couvre plusieurs normes et bonnes pratiques en termes de sécurité, de gestion des services informatiques et de protection des données à caractère personnel. Cet article propose quelques conseils pour aborder sereinement un projet de certification.